La vie a mis sur ma route des personnes. Certaines ont été de passage, d'autres sont restées, je m'attache à certaines d'entre elles et maintenant, je n'imagine pas ma vie sans elles. C'est vrai, c'est "bateau" tout ce que je dit là, et pourtant, tellement vrai. La vie est plus belle quand elle est partagée, et surtout quand l'on est aimé. Que ce soit en amour, ou en amitié, l'on veut, l'on doit, l'on désire toujours s'attacher à l'autre. C'est cet attachement qui rend notre vie plus belle, plus véritable, plus vive. Cet attachement qui rend notre vie moins futile et plus supportable. Je ne sais pas comment l'on prend conscience de cet attachement, et je ne pense que ce soit l'esprit qui dirige tout cela. Le coeur, c'est vrai, n'est qu'un organe, mais soyons poétique et disons que c'est grâce à lui. Je pense que les hommes ne pourraient survivre s'ils étaient seuls face au monde, s'ils devaient vivre individuellement, ne faisant pas partie d'une communauté. Je pense qu'il lui faut être "sujet" d'un groupe pour exister. Je pense aussi que l'homme vit pour lui mais aussi pour et par les autres, je pense que même s'il peut vivre en lui, vivre par les autres lui permet de se rassurer sur son existence. Je pense que je suis comme tous les êtres de cette terre et que j'ai le besoin, avant le désir, d'exister par l'autre. Je suis d'accord pour dire que le désir part d'en quelque sorte un manque, mais je contredis Schopenhauer dans sa définition totale du désir, qui dit que cela commence par de la souffrance, et que cela se termine aussi par de la souffrance. Et je pense que j'en ai assez dit pour aujourd'hui.
(Oui c'est vrai, je suis fascinée par la philosophie, et j'adore les cours auxquels j'assiste... Et alors ?)